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Alexandre Garin : « La carrosserie au Québec : une expérience inoubliable »

Ce formateur de sport et PSE* et référent pour la mobilité internationale au sein d’un CFA  en Savoie (centre de l’Etrier, à La Motte-Servolex, sur l’agglo de Chambéry) a emmené 8 jeunes à Montréal en septembre dernier.

Pouvez-vous nous parler de ce stage ?

Pendant 3 semaines, dans le cadre d’un échange avec un centre du Québec – avec lequel nous sommes en contact depuis 5 ans – 8 apprentis de la région ont pu partir à Montréal. J’avais avec moi 3 mécaniciens, 3 carrossiers et 2 carrossiers peintres. L’opération s’est faite avec le soutien de l’ANFA et de la région Rhône-Alpes. Sur place, nous avons eu  une aide importante de la CCPQ, la corporation des Carrossiers Professionnels du Québec, représentée par Michel Pagano, directeur de projets, ainsi que les franchises FIX AUTO pour la carrosserie. Le stage a permis à ces jeunes de travailler en entreprise et de découvrir aussi un autre pays. C’était une ouverture sur l’international.

Qu’est-ce qu’en retirent ces jeunes ?

C’est une expérience inoubliable. Ils ont pu échanger avec d’autres professionnels et ont été bien accueillis par les entreprises. Ils ont pu aussi s’enrichir sur un plan culturel. Par rapport à la Savoie, Montréal est très dépaysant. C’est une ville de 1,8 million d’habitants avec des buildings. Ils ont pu aussi s’initier aux coutumes locales que sont la chasse, la pêche et le canoë.

Pour en revenir à la carrosserie, y a-t-il des différences dans la façon de travailler de l’autre côté de l’Atlantique chez nos cousins Québecois ?

Oui, car l’ambiance de travail est différente. Cela se voit déjà travers les horaires. Les Québecois font 40 h par semaine, avec une organisation qui n’est pas la même qu’en France. Par exemple, le temps accordé au déjeuner est plus court, avec seulement 30 à 45 mn. Il y a aussi moins de pauses pendant le travail, avec toutefois des pauses obligatoires de 15 mn le matin et l’après-midi. Autres différences : les termes employés, un jargon parfois particulier qu’il faut prendre le temps de s’approprier, des outils ou produits parfois un peu différents… Les techniques de travail sont aussi différentes. Par exemple, on accorde moins de temps à la finition pour privilégier le débit des véhicules en atelier. Mais, dans l’ensemble, les méthodes sont à peu près les mêmes.

Qu’est-ce qui a marqué le plus vos jeunes ?

Déjà, ils ont travaillé sur des véhicules de marques différentes. Au Québec, on trouve surtout des voitures américaines et asiatiques, quelques allemandes et quasiment pas de françaises. Il n’y a pas non plus beaucoup de diesel. On roule là-bas plutôt à l’essence. L’autre aspect concerne la forte immigration. Montréal est un melting pot et on rencontre en atelier pas mal d’asiatiques et de russes. Du coup, même si on se trouve en territoire francophone, il y a des quartiers où on parle plus anglais que français. En fait, le Québec a du mal à trouver de la main-d’œuvre qualifiée. C’est pourquoi certains jeunes ont tâté le terrain pour éventuellement s’expatrier. Certains ont quasiment une promesse d’embauche.

 Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait venir travailler au Québec ?

Il faut obtenir un visa, avoir un compte en banque suffisamment approvisionné pour être candidat au départ et penser aussi à investir dans une caisse à outils. Contrairement à la France, les entreprises ont peu de matériel. Les mécaniciens et carrossiers doivent avoir leur caisse à outils personnelle, ce qui représente un investissement de 5 à 7 000 dollars. Il faut aussi savoir qu’au Québec, on est payé à la semaine.

Comment se porte le marché ?

Les entreprises souffrent un peu au niveau de la carrosserie, mais ça se passe plutôt mieux qu’en France. Il y a plus de jeunes français qui partent au Québec que l’inverse.

D’où vient cette pratique des stages à l’international ?

Nous sommes l’un des plus gros centres de formation de la région, avec  550 apprentis mécaniciens et carrossiers. Historiquement, nous sommes liés au Québec à qui nous avons répondu positivement à une demande de la part pour accueillir des jeunes en stage. Nous avons aussi des contacts avec la Slovénie. Il y a chez nous une bonne dynamique pour la mobilité internationale. Pour les jeunes qui font ce type de stage, cela permet de gagner en autonomie et d’avoir une expérience en plus à faire valoir sur le CV.

 * Premiers Secours en Équipe

 

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